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Morosité chez les groupes de communication

Les 6 principaux groupes de communication mondiaux subissent les effets du contexte économique global tendu : importante baisse des dépenses des clients, pressions sur les marges, pertes de budgets, transformation de leurs métiers et organisations, intégration du digital… les défis à relever par ces groupes sont nombreux et hautement surveillés par les marchés financiers.

En termes de performance économique, Publicis tire son épingle du jeu avec une progression de sa marge opérationnelle de 3,1%. Pour son nouveau dirigeant, Arthur Sadoun, ces résultats valident le plan de transformation digitale « Power of one » développé depuis mi-2016. L’un des objectifs du groupe est d’ailleurs de « faire de ce modèle une réalité pour les clients ». A l’inverse, les marges opérationnelles de Havas et Dentsu dévissent avec respectivement -3,6% et -3,1%.

Sur le critère de la croissance organique, seuls OMC et IPG sont en hausse (+3,9% et +1,5%) sur les 6 premiers mois de 2017, témoignant de l’amélioration de leur activité. Tant WPP que Havas ont d’ores et déjà révisé à la baisse leur prévision de croissance organique pour l’ensemble de l’année, en-deçà de 2%. Il s’agit de la 2ème chute des attentes pour le numéro 1 mondial, et les marchés ont lourdement sanctionné cette annonce. Du côté de Havas, si le groupe français était jusqu’alors habitué à des croissances organiques fortes, il subit les mêmes aléas qui touchent le secteur de la publicité et de la communication. Le groupe table sur « les perspectives considérables » – à moyen et long terme – du rapprochement avec Vivendi.

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