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La fiction française de Prime Time poursuit son ascension

La fiction française se porte bien. D’après la dernière étude CNC-TVFI traitant de l’exportation des programmes français à l’étranger, la fiction est le deuxième genre ayant généré le plus de recettes en 2016 (50 millions d’euros) grâce à des productions telles que Dix pour cent, vendue dans une soixantaine de pays. Alors que le festival de la fiction TV de La Rochelle ouvre ses portes le 13 septembre, NPA Conseil s’intéresse à l’expansion du nombre de productions françaises en première partie de soirée et au succès qu’elles remportent auprès des téléspectateurs.

Moins de marques que la saison précédente mais un volume plus important

Si la saison dernière, la fiction française a perdu 15 marques par rapport à la précédente, son volume horaire a progressé. En passant de 480h et 19 minutes de diffusion en Prime sur la saison 2015-2016 à 502 heures et 20 minutes sur 2016-2017, les productions françaises ont ainsi tendance à proposer des formats plus longs, mais avec un nombre d’épisodes réduit.

Ainsi, le nombre de fictions de plus d’une heure diffusées en première partie de soirée la saison dernière est majoritairement composé de marques françaises. Sur les 335 épisodes/unitaires de plus d’une heure, diffusés en Prime la saison dernière, 258 sont français. À l’inverse, on observe que les épisodes n’excédant pas l’heure de diffusion sont principalement des productions étrangères. Sur les 848 épisodes de moins d’une heure, diffusées en Prime la saison dernière, 265 sont Français.

 

 

La fiction française a pris le pas sur la fiction étrangère

En l’espace de 5 saisons, la fiction française a su largement s’imposer dans le classement des meilleures audiences toutes nationalités confondues. Alors qu’en 2012, le top 100 des fictions ayant enregistré les plus belles performances en PdA n’était composé que de 12% de productions françaises, cette part a été multipliée par 8 la saison dernière.

La série policière fait de l’ombre

Les grands classiques de la fiction demeurent : les séries policières sont largement majoritaires dans les grilles de programme des chaînes historiques lors de la saison 2016/2017, suivies des séries dramatiques (72 drames dont 6 drames historiques). Entre tueries, assassinats et disparitions, les chaînes déclinent le policier et drame sous toutes ses formes. Ce qui laisse peu de place pour d’autres genres et notamment les comédies, peu nombreuses à cet horaire (mis à part quelques exceptions dont Fais pas ci fais pas ça et Dix pour Cent) et habituellement peu exportables.

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