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Nouvelle identité pour l’ATP : un exemple à suivre pour la Fédération Française de Tennis ?

The Association of Tennis Professional, fondée en 1972, s’offre un lifting et modernise son identité visuelle, qui était en place depuis 2009. Accompagné du slogan « Love It All », ce logo sera actif dès à présent pour les dernières compétitions de l’année 2018. En plus de cette nouveauté visuelle, l’ATP va inaugurer prochainement de nouvelles règles, notamment dans les tournois Next Gen où le système de point sera sensiblement modifié en raccourcissant le nombre de jeux dans les sets. (Lire l’article)

Reste à savoir si ce changement de cap de l’ATP sera suivi par la FFT, qui s’accordera ou non avec les évolutions du circuit professionnel mondial.

Dans tous les cas, il n’est pas sûr que cette opération cosmétique suffise à relancer l’intérêt pour la discipline, en France en tout cas. D’après les données de l’étude SPORT INDEX :

  • la FFT a perdu plus de 100 000 licenciés entre 2009 (1,125 M) et 2017 (1,019 ; -9,4%), et la part des moins de 25 ans y a baissé de plus d’un point.
  • L’évolution des audiences des Internationaux de Roland Garros illustre la baisse de rayonnement du tennis : 1, 275,000 en moyenne par jour en 2018, contre 1, 351,000 en 2017 et 1, 356,000 en 2016), tout comme l’évolution de la diffusion de Tennis Magazine, le principal support qui lui est dédié (25 431 exemplaires DFP en 2014 ; 18 320 en 2017/2018, soit -28%).
  • Les faibles performances des porte-drapeaux nationaux (pas mieux qu’un 1/8e de finale cette saison dans les Tournois du Grand Chelem) relèguent aujourd’hui le n°1 français à la 26e place du classement ATP (Richard Gasquet) et on ne compte que deux athlètes dans le top 50 féminin du classement WTA (Caroline Garcia -19° et Kristina Mladenovic – 43°)

Il n’est pas acquis qu’une possible victoire en finale de la Coupe Davis (ce WE des 23/25 novembre) suffise à inverser la tendance

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