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Haut niveau : les régions du sud (Occitanie, Nouvelle Aquitaine et PACA) se distinguent.

Rien de tel pour inciter à la pratique sportive que de bénéficier de « l’effet vitrine » exercé par des équipes ou athlètes de haut niveau. L’analyse SPORT INDEX de la répartition des clubs de 1ère division – masculins et féminin – de basketball, handball, football, rugby et volleyball en est une nouvelle illustration. Plus inattendu, cette dernière démontre la domination des régions du Sud sur les différents championnats : Occitanie, Nouvelle Aquitaine et PACA regroupent à elles plus de la 37% des clubs engagés pour la saison 2019/2020 (55 sur 148), et une proportion équivalente des licenciés de ces cinq disciplines.

Le parallèle vaut plus largement : les régions les plus présentes parmi l’élite sont aussi celles qui totalisent le plus de licenciés aux mêmes fédérations. Et parmi les 7 régions qui comptent plus de 10 représentants, l’Ile-de-France est la seule dans laquelle on recense davantage de clubs féminins que d’équipes masculines.

Concernant enfin la place des différentes agglomérations,  elles sont 102 à se partager les 148 places attribuées dans ces 10 compétions (5 masculines et 5 féminines), Paris arrive en tête (8 représentants), devant Bordeaux, Lyon, Montpellier, Nantes et Toulouse (5 chacun).

 

Une présence homogène sur le territoire : un enjeu pour les fédérations, les collectivités locales et les sponsors.

De la même façon que la répartition des clubs-phares est loin d’être homogène, certaines fédérations affichent une très forte concentration de leurs licenciés sur certains territoires. S’agissant du surf (plus de la moitié situés en Nouvelle Aquitaine) ou du ski (plus de la moitié en Auvergne-Rhône-Alpes), la spécificité de ces disciplines peut expliquer cette polarisation. On trouve moins d’explications (si ce n’est culturelles ou sociologiques) à ce que 60% des rugbymen et rugbywomen soient localisés en Occitanie, Nouvelle Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes, ou près du quart des tennismen et tenniswomen en Ile-de-France.

Elargir la pratique à l’ensemble des régions apparaît pourtant comme un objectif naturel pour les fédérations, à défaut de quoi elles se trouvent au final limitées dans leur développement au potentiel de leurs « bastions » historiques. Etre en capacité de générer un vivier de clubs de haut niveau représente, pour les collectivités locales, le moyen de stimuler la pratique sportive en répondant ainsi aux objectifs de santé publique, et de développer notoriété et considération aux niveaux national et international.

La répartition plus ou moins homogène des licenciés n’est pas sans effet, enfin, pour les sponsors. Dans leur capacité à capitaliser sur leur investissement sur l’ensemble du territoire, comme dans la conception et l’exécution de leurs campagnes d’activation.

 

 

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