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ARPP : Nouvelle actualisation de la Recommandation de l’ARPP « Comportements alimentaires » v3

Le Conseil d’Administration de l’ARPP a validé les modifications apportées à la Recommandation « Comportements alimentaires » conformément à l’engagement de la Charte visant à promouvoir une alimentation et des comportements favorables à la santé dans les programmes audiovisuels et en publicité (2020-2024) signée le 30 janvier 2020 au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA).

Un avis du Conseil Paritaire de la Publicité (CPP)

Consulté en amont du processus de réévaluation des règles relatives à la représentation des comportements alimentaires dans la publicité, le CPP, après avoir mené les auditions prévues dans les engagements de la Charte, a publié, le 2 février 2021, un avis dans lequel il recommandait au niveau du préambule de :

  • Préciser la notion d’hygiène de vie
  • Introduire les notions « saine» et « durable »
  • D’indiquer que l’alimentation, la façon de cuisiner, de s’alimenter et de prendre les repas s’inscrivent dans une spécificité culturelle forte en France.
  • De se référer à l’« alimentation favorable à la santé», en indiquant, notamment, que « celle-ci contribue de manière durable au bien-être physique, mental et social de chacun ».

Et dans le corps de la Recommandation de l’ARPP de :

  • Ajouter un point sur l’application aux « ambassadeurs, influenceurs, personnages populaires, célèbres ou ordinaires qu’ils soient imaginaires ou pas » pour chacune des dispositions de la Recommandation de l’ARPP qui s’y prêtent.
  • Étendre la non-stigmatisation des personnes en raison de leurs choix alimentaires afin de s’assurer du respect de chacun dans son environnement et son contexte .
  • Veiller à ce que les messages publicitaires ne fassent pas « la promotion de comportements alimentaires spécifiques susceptibles de causer de graves carences », un engagement de la Charte.
  • Ajouter pour les dispositions spécifiques aux enfants, que la règle vise aussi les « ambassadeurs, influenceurs, personnages populaires, célèbres ou ordinaires qu’ils soient imaginaires ou pas ».

Suivant l’Avis du CPP, les professionnels adhérents à l’ARPP, marques, agences, médias-régies publicitaires, ont modifié la Recommandation sur les axes suivants :

  • L’alimentation favorable à la santé, la bonne hygiène de vie et la tradition culinaire :

Le préambule de la Recommandation ARPP « Comportements alimentaires » s’enrichit en rappelant que les professionnels s’engagent, notamment auprès des enfants, de manière active à promouvoir « une alimentation favorable à la santé c’est-à-dire une alimentation saine qui contribue de manière durable au bien-être physique, mental et social de chacun » et à la pratique d’une « activité physique quotidienne ».

L’hygiène de vie y est définie et la tradition culinaire française précisée.

  • Les bons comportements alimentaires sont l’affaire de tous en publicité :

Les différents points de la Recommandation ARPP visent les publicités qui mettent en scène toutes les personnes. Autrement dit, ils s’appliquent à tous les secteurs et aux individus mis en scène, y compris aux « ambassadeurs, influenceurs, personnages populaires, célèbres ou ordinaires qu’ils soient imaginaires ou pas et quel que soit le public ».

Il s’agit là d’une extension du champ d’application de la Recommandation.

  • L’interdiction de la consommation devant un écran en publicité :

Cette règle dans la partie 1/4 Contexte de consommation, réaffirmée depuis la première version de la Recommandation ARPP en 2010 s’étend donc aux « ambassadeurs, influenceurs, personnages populaires, célèbres ou ordinaires qu’ils soient imaginaires ou pas. »

  • Les enfants toujours au centre des préoccupations de la Recommandation :

La 2ème partie, Publicité mettant en scène des enfants et/ou s’adressant aux enfants, rappelle que : « b/ La publicité mettant en scène des ambassadeurs, des influenceurs, des personnages populaires, célèbres ou ordinaires qu’ils soient imaginaires ou pas et incitant les enfants à consommer un produit, ne doit, en aucun cas, promouvoir des comportements qui seraient contraires aux règles de bonnes pratiques alimentaires et d’hygiène de vie. »

Toujours dans un souci d’exemplarité, tenant compte du caractère plus vulnérable et influençable des enfants, ce point est réaffirmé dans le paragraphe qui leur est consacré.

  • Les comportements alimentaires ne doivent pas causer de graves carences:

Ce point a été ajouté dans la partie 1.1 Alimentation équilibrée et prend la forme d’un alinéa d/ qui dispose que « la publicité ne doit pas faire la promotion de comportements alimentaires susceptibles de causer de graves carences. »

  • Le respect des choix alimentaires:

Dans la partie relative à la Diversité (1/6) qui avait pour objet d’indiquer que « La publicité doit éviter toute forme de stigmatisation des personnes en raison de leur taille, de leur corpulence, de leur maigreur », c’est-à-dire qui visait la diversité physique, a été ajouté un point sur la diversité alimentaire : La publicité doit éviter toute forme de stigmatisation de consommateurs en raison « de leurs choix alimentaires pour autant que ceux-ci soient conformes aux principes de cette recommandation. »

Ces nouvelles règles marquent de nouveau un engagement renforcé des annonceurs, agences et médias en répondant point par point à toutes les évolutions identifiées par le CPP.

La Recommandation « Comportements alimentaires » v3, qui a été adoptée par le Conseil d’Administration de l’ARPP, entrera en vigueur le 1er juillet 2021. Elle fera l’objet comme les précédentes versions d’un bilan de son application publié.


Publicité et comportements alimentaires : dates clés

En savoir plus : Recommandation ARPP « Comportements alimentaires » v3 

Le communiqué est disponible ici.

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