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Une nouvelle année de repli pour le marché de la vidéo en France en 2016

Les chiffres du marché vidéo pour l’année 2016 sont désormais connus. Après une première partie d’année prometteuse et une stabilité retrouvée, le second semestre a lui été marqué par une accélération du rythme de décroissance des ventes de DVD/Blu-ray et, dans le même temps, une progression encore trop lente des formats dématérialisés. Des performances contrastées qui ont conduit à un repli de près de 7% du marché vidéo dans son ensemble par rapport à 2015 et un passage sous la barre symbolique du milliard d’euros de chiffre d’affaires.

Accélération du déclin des ventes de DVD et Blu-ray

Alors que le marché de la vidéo était parvenu à ralentir son rythme de décroissance au premier semestre 2016, notamment grâce à la bonne tenue des ventes de Blu-ray, la deuxième partie d’année a, elle, été marquée par une accélération du repli des ventes de supports physiques. Sur l’ensemble de l’année, le marché affiche une perte de 85 millions d’euros par rapport à 2015, soit une baisse de 16% en 1 an. Avec un chiffre d’affaires passé pour la première fois sous la barre des 600 millions d’euros fin 2016, ce sont près d’un milliard d’euros qui ont été perdus par l’industrie en l’espace d’une décennie.

Évolution du chiffre d’affaires du marché vidéo physique / 2007-2016 ; en M€

Vidéo FR 1Source : NPA sur données CNC-GfK

Formats DVD et Blu-ray présentent des tendances similaires avec des baisses respectives de 17% et 13% entre 2015 et 2016. Près de 20 ans après son lancement en France, le DVD constitue toujours le format dominant du marché vidéo physique dont il représente les trois-quarts des recettes fin 2016 (447 M€). Alors qu’il avait connu un léger rebond au premier semestre – bénéficiant notamment des sorties conjuguées de deux mega-hits avec les derniers opus des sagas Star Wars (Star Wars : Le Réveil de la Force) et James Bond (007 Spectre) – le format haute-définition enregistre son recul le plus marqué en 10 ans et voit son chiffre d’affaires passer sous la barre des 150 millions d’euros. Dans un tel contexte, il paraît difficile pour le Blu-ray 4K Ultra HD, dernier-né des supports physiques, de tirer son épingle du jeu et redynamiser un secteur particulièrement moribond. Les facteurs « prix » et « équipement » (en lecteur comme en téléviseur), en partie à l’origine de l’échec de son prédecesserur, risquent une nouvelle fois de constituer des barrières à l’adoption du format par le grand public.

Évolution du chiffre d’affaires des formats DVD et Blu-ray / 2007-2016 ; en M€

Vidéo FR 2Source : NPA sur données CNC-GfK

Le numérique confirme son potentiel en attendant un vrai décollage

En 2016, la vidéo à la demande par abonnement et l’achat définitif ont confirmé leur renouveau en affichant pour la deuxième année consécutive une croissance à deux chiffres : +21% pour la SVoD et +18% pour l’EST. Si la VoD locative reste toujours majoritaire avec 47% des recettes digitales, le modèle perd du terrain face au dynamisme des autres modes de consommation dématérialisés (-6 points en 1 an). Avec un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2016, la SVoD représente désormais près d’un tiers des recettes (+4 pts). Porté par le duopole Netflix/CanalPlay, le modèle de l’accès en illimité séduit de plus en plus de Français. Selon le dernier baromètre SVoD de Médiamétrie (oct. 2016), 15% des internautes, soit 6 millions de personnes, sont des utilisateurs de services de vidéo à la demande par abonnement. Un chiffre en hausse de 25% par rapport à la précédente mesure de ce même baromètre 8 mois auparavant. L’arrivée d’Amazon Prime Video fin 2016, conjuguée à la montée en puissance de SFR Play[1] et au lancement de l’offre de France Télévisions à l’automne prochain, devrait aider à la généralisation des usages et participer à l’accroissement du parc d’abonnés en France. L’achat définitif compte quant à lui pour 22% du CA numérique avec 71 millions d’euros de recettes en 2016 (+11 M€ en 1 an). Identifié par les ayants-droit comme l’un des principaux relais de croissance pour compenser le recul des ventes de DVD/Blu-ray, l’EST peut s’appuyer sur un élargissement de l’offre de services en France depuis maintenant plus de 2 ans. Des groupes audiovisuels (MyTf1VoD, Canal VoD, PluzzVàD) aux opérateurs télécoms (VàD d’Orange, Video Store de Numericable) en passant par les distributeurs (Nolim Films de Carrefour, FnacPlay, Wuaki.tv), de nombreuses solutions ont vu le jour depuis fin 2014 permettant de favoriser l’accès des œuvres à l’achat pour les consommateurs et d’accroître mécaniquement leurs ventes.

Évolution du chiffre d’affaires des formats VoD, EST et SVoD / 2010-2016 ; en M€

Vidéo FR 3Source : NPA sur données CNC-GfK

Une mutation lente et difficile

La progression des recettes issues des modes de distribution dématérialisés (+7% tous formats confondus) s’avère encore insuffisante pour pallier le déclin des ventes physiques. Malgré plus d’une décennie de reculs successifs, le marché vidéo français demeure en effet très dépendant des ventes de galettes. DVD et Blu-ray représentent encore 65% du chiffre d’affaires vidéo total fin 2016. Au cumul des deux univers, le marché passe sous la barre symbolique du milliard d’euros de recettes avec un recul de près de 7% par rapport à 2015 (921 M€).

Évolution du chiffre d’affaires des univers physique et numérique / 2007-2016 ; en M€Vidéo FR 4Source : NPA sur données CNC-GfK

Les années passent et le marché vidéo français continue de souffrir de la progression trop lente de ses revenus numériques. En 2016, la France affiche un retard conséquent en comparaison des marchés leaders dans la consommation de contenus audiovisuels. Une année 2016 qui a vu le Royaume-Uni et les États-Unis basculer dans l’ère du numérique avec un poids des formats dématérialisés désormais supérieur à celui des supports physiques : 58% au Royaume-Uni[1] (+10 points en 1 an) et 56% aux États-Unis (+7 pts). Deux marchés plus matures qui sont en passe de réussir leur mue digitale et voient leurs revenus progresser de 2% à 2,6 milliards d’euros pour le Royaume-Uni et de 1% à 18,3 milliards d’euros pour les États-Unis entre 2015 et 2016.

Structure des revenus vidéo par pays / 2016 ; en % valeur

Vidéo FR 5

Source : NPA sur données CNC-GfK

[1] Cf. Flash 821 « Marché vidéo britannique : le numérique dépasse le physique »

[1] Cf. Flash 822 « SVoD : en un an, la transformation de Zive en SFR Play »

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