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Carte blanche à David Kessler – CEO d’Orange Content

David Kessler rejoint Orange en décembre 2014 comme directeur général d’Orange Studio (production de films) et conseiller de la direction générale d’Orange pour la stratégie médias et contenus.
Il dirige actuellement Orange Content qui regroupe l’ensemble des activités du Groupe Orange en matière de contenus et ses filiales : Orange Studios, la chaîne OCS et les plateformes de diffusion d’OPTV.

Mise en place le 1er septembre dernier, l’objectif de cette entité est d’établir une stratégie globale – puisqu’Orange est implanté en France mais également dans de nombreux pays européens ainsi qu’en Afrique francophone – à même de répondre aux besoins qui existent dans ces différents pays sachant que tous ne sont pas aussi bien armés pour s’occuper des contenus que la France qui disposent d’équipes dédiées.

En ce qui concerne la production et la co-production de contenus, David Kessler a confirmé qu’une annonce serait faite avant Noël tout en rappelant un investissement à hauteur de 100 millions d’euros dans le domaine. La vision à terme d’Orange Content repose sur un ensemble de séries françaises à vocation internationale, de séries européennes et de séries internationales dont Orange Content serait partenaire. L’entité a déjà reçu un nombre de projets considérable, notamment de créateurs et de producteurs expérimentés, preuve selon David Kessler du dynamisme du secteur dont il se dit impressionné à la fois par la qualité des écritures et la productivité.

A propos de « l’hyper local », très abordé durant ce colloque, il observe deux tendances : d’un côté, des séries internationales qu’il qualifie « d’hollywoodiennes » au sens où elles sont construites autour de sujets faits pour séduire le grand nombre ; d’un autre côté, des séries axées sur des sujets très localisés mais disposant d’une forte capacité à traverser des frontières. Selon lui, on assiste actuellement à une phase de véritable circulation, c’est-à-dire qu’un sujet local bien écrit peut intéresser partout dans le monde.

En ce qui concerne l’Afrique, où Orange est un acteur important, la question de la production locale et de l’exportation se pose plus que jamais. David Kessler cite l’exemple du Nigéria (où Orange n’est pas implanté) dont les productions cinématographiques conservent une dimension très locale et ne s’exportent pas mais dont les séries, « généralement assez low cost », traversent l’Afrique puisqu’ achetées par grand nombre de télévisions africaines. Depuis quelques années Orange accompagne la production cinématographique dans ses pays d’implantation et participe à la co-production de 4 à 5 films de cinéma africain chaque année. « Il y a en Afrique une véritable créativité mais la circulation de ces films est encore un vrai sujet ainsi que leur distribution car il y a très peu de salles encore mais cela progresse. La transmission y est d’ailleurs encore un peu aléatoire et il est difficile de distribuer ailleurs des films africains, même en France. »



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