Alors que la Coupe du monde approche à grands pas (du 11 juin au 19 juillet) et que (presque) toutes les équipes participantes sont désormais connues, les diffuseurs le sont également – au moins pour partie – dans la majorité des marchés. Pour autant, certains droits restent encore en négociation, ou du moins non officialisés. C’est notamment le cas en France, où Ligue 1+ est positionnée pour acquérir l’intégralité de la compétition en diffusion payante, mais où l’incertitude persiste après les déclarations récentes de beIN Sports. La chaîne qatarie aurait en effet formulé une offre financière supérieure à celle de la Ligue, estimée à environ 20 M€ (17 M€ de droits et 2,5 M€ de frais de production).
L’analyse menée par NPA Conseil sur le périmètre des quinze principaux pays européens (hors Italie, où les droits n’ont pas encore été officiellement attribués) montre que les groupes audiovisuels publics demeurent incontournables… à l’exception de la France, du Portugal et de la Roumanie, où des acteurs privés sont, à ce stade, les seuls diffuseurs de la compétition.
Du côté de la télévision payante, peu de nouveaux acteurs émergent. Seuls quelques « grands » marchés — la France, l’Allemagne, l’Espagne et, dans une moindre mesure, le Portugal —, où l’équipe nationale est performante, le football très populaire et le public historiquement habitué à payer pour le sport, ont vu des droits de diffusion payante être cédés.

