News

Daily Insight 29/11/2022

Audiovisuel – Streaming

Xavier Niel (NJJ Médias ) intéressé par la fréquence TNT de TF1 ou M6 ?
Selon Les Echos, Xavier Niel, le patron d’Iliad/ Free pourrait se porter candidat à la reprise de l’une des fréquences de TF1 et M6, dont les autorisations arrivent à échéance le 6 mai 2023 et pour lesquelles un appel à candidature doit être lancé. L’Arcom auditionnera le 30 novembre à 9h30 la société NJJ Médias (Iliad-Free), appartenant à Xavier Niel, dans le cadre de l’étude d’impact préalable au lancement de cet appel aux candidatures, en vue de l’attribution des ressources rendue disponibles à partir du 6 mai 2023 à l’échéance des autorisations des chaînes TF1 et M6, révèle Satellifacts. L’audition se déroulera au siège de l’Autorité et une captation audio sera retransmise sur son site, précise Satellifacts. Dans sa contribution à la consultation publique lancée par l’Arcom le 27 juillet, NJJ Holding a reproché aux deux médias leur manque d’innovation. Les Echos rappelle que Xavier Niel « fervent opposant à la fusion TF1-M6, s’était allié au groupe de télévision italien Media For Europe de la famille Berlusconi, pour reprendre M6, une fois la fusion avec TF1 abandonnée. La 6 n’avait finalement pas été vendue. »
Lire Les Echos et Satellifacts

Salto : Amazon et Molotov intéressés par le rachat de la plateforme
Selon La Lettre A, après Canal+, Amazon et Molotov (Fubo.tv) s’intéressent au rachat de Salto. Ils viendraient de faire part de leur intérêt aux trois actionnaires de Salto  TF1, M6 et France Télévisions. Amazon aurait adressé un courrier la semaine passée (celle du 21 novembre) manifestant son intérêt pour une potentielle reprise du service de vidéo à la demande. Salto est déjà distribué par Amazon sur Prime Video. « En mettant le grappin sur la plateforme tricolore, Amazon pourrait à la fois absorber ses presque 900 000 abonnés et significativement enrichir son catalogue » commente La Lettre A. Et par ailleurs les représentants de Mootov.tv, le service de distribution de chaînes de télévision, auraient signifié par mail à la plateforme Salto leur volonté de se pencher sur le dossier.
Lire La Lettre A

Le nouveau patron de Disney met l’accent sur la rentabilité du streaming plutôt que la croissance du nombre d’abonnés
Bob Iger, redevenu PDG de The Walt Disney Company le 21 novembre, a organisé une réunion publique à Los Angeles avec les salariés du groupe le 28 novembre pour tenter de les rassurer après une semaine d’incertitudes. Accueilli par une ovation de la part des cadres du groupe, Iger a assuré que la créativité des équipes serait au cœur de la stratégie future de l’entreprise. Le PDG a ensuite répondu aux questions des employés tout en étant interviewé par un journaliste d’une chaîne locale. En réponse à une question sur les défis économiques auxquels est confrontée l’entreprise, Bob Iger a déclaré que concernant le streaming, la priorité de Disney était désormais de gagner de l’argent plutôt que d’ajouter des abonnés, validant ainsi un changement stratégique souhaité par de nombreux investisseurs. Le cours des actions de Disney est en baisse d’environ 39 % depuis le début de l’année. « Nous devons commencer à rechercher la rentabilité, cela nous sera demandé » a notamment déclaré Bob Iger. Alors que l’ancien PDG Bob Chapek avait évoqué de probables licenciements, Iger a simplement déclaré qu’il poursuivrait le gel des embauches et « prenait très au sérieux les mesures de réduction des coûts ».
Lire l’article du Wall Street Journal

Publicité

TikTok pèserait plus d’un tiers du marché de publicité vidéo en ligne en 2027
Selon une récente étude d’Omdia, la publicité vidéo en ligne générera plus de 331 milliards de dollars de revenus en 2027 et TiKTok s’octroiera 37 % de ces revenus, soit environ 120 milliards de dollars. C’est nettement plus que YouTube et Meta qui, ensemble, devraient représenter 24 %, soit environ 77 milliards de dollars du total de la vidéo en ligne. Les recherches d’Omdia ont montré que TikTok le mois dernier a dépassé Netflix pour devenir la deuxième application la plus populaire aux États-Unis, seulement derrière YouTube qui a conservé la première place pour  moins de 35 secondes de visionnage. Maria Rua Aguete, directrice Omdia, a indiqué lors du Media & Entertainment Leaders Summit à Londres le 16 novembre, que les annonceurs commencent à s’éloigner de Meta et YouTube pour se tourner vers la plateforme chinoise.
Lire Ecran mobile

Troyes, Dunkerque et la Corse intègrent l’expérimentation « Oui pub »
Dans deux décrets publiés ce mardi 29 novembre, trois nouvelles collectivités locales – Troyes, Dunkerque et le Syndicat de valorisation des déchets de la Corse – intègrent l’expérimentation du dispositif « Oui Pub ». Après la phase d’information qui y a été conduite depuis le mois de septembre, s’y appliquera à partir du 1er décembre « l’interdiction de la distribution à domicile d’imprimés publicitaires non adressés, lorsque l’autorisation de les recevoir ne fait pas l’objet d’une mention expresse et visible sur la boîte aux lettres (…) jusqu’au 30 avril 2025 inclus, date de fin de l’expérimentation ».
Consulter le décret précisant le calendrier d’expérimentation
Consulter le décret modifiant la liste des collectivités concernées

Cadre juridique

L’Arcom fait un premier bilan mitigé de la lutte contre la désinformation en ligne
L’Arcom a présenté lors d’une conférence tenue le 28 novembre son bilan sur l’application de sa compétence en matière de lutte contre la désinformation en ligne sur l’exercice 2021 attribuée par la loi visant la lutte contre la manipulation de l’information de 2018. Douze opérateurs de plateformes en ligne soumis au devoir de coopération se sont livrés à l’exercice de déclaration à l’Arcom pour l’exercice 2021 : Dailymotion, Google, LinkedIn, Meta, Microsoft, Pinterest, Snap, TikTok, Twitter, Webedia, la Fondation Wikimédia et Yahoo. Si l’Arcom félicite la collaboration des plateformes dans le cadre de la mise en place d’outils de signalement des fausses informations et de la transparence faite sur les algorithmes de recommandation, ce constat est nuancé par « un niveau de transparence très hétérogène dans l’exercice de déclaration ». L’Autorité pointe notamment du doigt TikTok, Google et Yahoo qui n’ont pas fourni assez d’éléments afin de vérifier « l’efficacité et la pertinence » de leurs actions en matière de lutte contre les fausses informations. L’Autorité compte sur l’application du Digital Services Act pour mieux contraindre les plateformes à respecter leurs obligations.
Lire le rapport de l’Arcom

Arcom : les plateformes en ligne signent la charte Studer
La Charte Studer, visant à promouvoir l’information et la protection des utilisateurs s’agissant de la diffusion de l’image des mineurs sur les plateformes en ligne, a été signée le 28 novembre par les plateformes en ligne (Dailymotion, Google, Meta, Snapchat, Yubo) et les associations de protection de l’enfance (e-enfance, e-nnocence, OPEN et UNAF) dans les locaux de l’Arcom. Cette charte de 5 articles, prévue par la loi Studer du 2 mars 2022, visant à renforcer le contrôle parental sur les moyens d’accès à internet, oblige de manière non-contraignante les plateformes signataires à :
– Informer et sensibiliser les utilisateurs des conséquences associées à la diffusion de l’image de mineurs,
– Identifier et signaler les contenus portant atteinte à la dignité ou à l’intégrité morale ou physique des mineurs,
– Limiter le traitement des données des mineurs et mettre en place un droit à l’effacement, qui sera contrôlé par la Cnil.
L’Arcom devra organiser chaque année une réunion d’échanges – à laquelle la Cnil pourra participer – avec les signataires afin d’évaluer les résultats de l’application de la Charte et les problématiques rencontrées. Pour information, le réseau social TikTok populaire chez les jeunes ne fait pas partie des signataires de la Charte.
Lire la Charte

Irlande : Meta écope d’une amende de 265 millions d’euros pour manquements au RGPD
Le géant américain des réseaux sociaux Meta, maison mère de Facebook et d’Instagram, a écopé d’une lourde amende de 265 millions d’euros de la part de la Cnil irlandaise (DPC), pour le compte de l’Union européenne, pour ne pas avoir protégé suffisamment les données de ses utilisateurs, annonce le régulateur dans un communiqué de presse publié le 28 novembre. La DPC reproche à Facebook, pendant la période comprise entre le 25 mai 2018 et septembre 2019, de ne pas s’être contenté des traitements de données nécessaires à l’utilisation de la plateforme, violant ainsi l’article 25 du RGPD relatif à la protection des données par conception et par défaut.
Lire le communiqué de presse de la DPC

image_pdfimage_print