La Motion picture Association (MPA) qui représente les industries du cinéma, de la télévision et du streaming aux Etats-Unis[1], a publié un document de 86 pages daté du 11 mars listant par pays et par zones supra étatiques (Union européenne) les différents freins au développement du secteur audiovisuel américain. Le document ne vise que les zones qualifiées de « prioritaires » par la MPA. Le document est adressé à Catherine Gibson, représentante adjointe pour le commerce extérieur aux Etats-Unis. Il est présenté comme une réponse à une demande de l’United States Trade Representative[2] visant à « aider à l’examen et à l’identification des pratiques commerciales déloyales et pouvant conduire au lancement de toutes les actions nécessaires pour enquêter sur les préjudices causés par des pratiques non commerciales ».
Trente pays sont visés (chaque pays se voit opposer une liste de griefs) ainsi que l’Union européenne. La Chine est le pays qui compte le plus de pages de griefs (5 pages). L’UE se voit pour sa part opposer six pages contre seulement moins de deux pages pour la France. On notera que la Belgique, où plusieurs services SVOD contestent en justice les obligations d’investissement en matière de cinéma et d’audiovisuel (v. Daily du 18 février), est également ciblée sans que le contentieux sur les obligations d’investissement ne soit détaillé. Ce type de document n’est pas nouveau. La MPA publie chaque année un document similaire, y compris sous les administrations démocrates (pour un exemple de 2016 publié sous la présidence Obama).