Selon les chiffres d’Omdia, l’industrie des micro-dramas a généré 11 Mds$ de revenus en 2025, dont 83 % proviennent du seul marché chinois. Selon différentes estimations, le total devrait atteindre 26 Mds$ d’ici 2030. Si le secteur reste largement dominé par la Chine, plusieurs marchés voient la consommation de ces mini-dramas au format vertical croître rapidement. C’est notamment le cas des États-Unis, où DramaBox et ReelShort, deux acteurs chinois, dominent un marché évalué à environ 3,8 Mds$ en 2030. Depuis le début de l’année, ByteDance, déjà acteur majeur sur son marché domestique (au côté de Tencent et Kuaishou), cherche également à gagner des parts de marché aux États-Unis et au Brésil avec le lancement de PineDrama. Plus globalement, les initiatives liées aux micro-dramas se multiplient à l’international et à l’échelle locale, notamment sur de nombreux marchés asiatiques où le smartphone est roi, mais aussi aux États-Unis et en Europe. Ces initiatives s’inscrivent dans une tendance plus large autour du développement des formats verticaux (lire par ailleurs sur la plateforme INSIGHT NPA « Vidéo verticale : les plateformes de streaming premium entrent dans la guerre du Scroll »).
Les micro-dramas, connus en Chine sous le nom de duanju, sont conçus pour être visionnés sur mobile, en format vertical. Les épisodes durent généralement entre 1 et 3 minutes, avec 60 à 80 épisodes par série. Les genres abordés se rapportent habituellement à la romance et à la fantasy, avec des intrigues « originales » mettant en scène des personnages surnaturels (loups-garous, vampires), des milliardaires, des chefs de mafia… Ils sont rythmés par de nombreux rebondissements et « cliffhangers », incitant les spectateurs à enchaîner les épisodes.
