Alors que le récent Festival de La Rochelle a fait office de chambre d’échos aux inquiétudes exprimées par les professionnels, mais aussi par les présidents de l’Arcom Martin Ajdari et du CNC Gaëtan Bruel, les données globales du marché de la fiction peuvent inciter à un regard plus pondéré. Mais distinguer feuilletons et autres programmes (unitaires, collections et séries) modifie radicalement la perspective.
Quand les investissements alloués aux premiers ont plus que quadruplé en 10 ans, et restaient en 2025 sur une dynamique sensiblement positive, les autres productions affichent à peine 20 % d’augmentation de leur budget par rapport à 2015, et donc une baisse à valeur constante. Les feuilletons ont bénéficié d’un double effet volume (x 2,27) et valeur (coût unitaire en hausse de 75 %).
Symétriquement, unitaires et collections peinent à assurer la contribution à la diversité des structures, avec 28 % de baisse des budgets qui leur sont alloués depuis 2022.
