Le Communications Market Report 2026 de l’Ofcom, publié le 29 juin 2026, évalue la part de la BVOD à 29 % des recettes publicitaires télévisées britanniques. Ce niveau fait du Royaume-Uni le marché européen le plus avancé pour la publicité vidéo digitale des groupes audiovisuels et invite à regarder au-delà de ses frontières. Sur les marchés britanniques, français et allemand, reconstituer un périmètre comparable fait apparaître l’ampleur réelle du décrochage : en euros constants, les gains de la BVOD ne comblent qu’environ un cinquième des pertes du linéaire sur la période 2022-2025, presque à l’identique sur les trois marchés. Le déplacement de la valeur du linéaire vers le numérique s’accompagne donc toujours d’une déperdition nette. Le marché publicitaire global (linéaire + BVoD) se contracte, en volume, de 15 à 21 % en trois ans. Derrière ce constat commun, les trajectoires divergent pourtant fortement, et, prolongées, elles réservent un paradoxe : même dans un scénario favorable, la compensation pourrait ne pas intervenir avant le tournant de la décennie, et plus tard encore sur le marché le plus mûr.
[1] Royaume-Uni (Ofcom) : à partir de 2025, les revenus de la BVOD incluent pour les PSB les revenus générés par leurs contenus sur YouTube. De plus, les revenus de la BVOD, principalement publicitaires, contiennent « a small proportion » d’autres sources comme les abonnements.
Allemagne (VAUNET) : les revenus publicitaires des éditeurs sur l’Instream-Video comprennent toutes les « entreprises médiatiques » (Medienunternehmen) et pas uniquement les groupes audiovisuels même s’ils dominent largement. Outre la BVOD, l’Instream-Video comprend également la publicité HbbTV.
France (Observatoire de l’e-Pub) : Broadcast Video on Demand, service de vidéo proposé par les chaines TV gratuitement ou non (TF1+, M6+, France TV, Canal+, BFM…) ainsi que la TV segmentée.
