L'édito de Philippe Bailly

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50 ans après sa création, que reste-t-il du classement X ?

L’interdiction des œuvres cinématographiques aux moins de 18 ans en salles de cinéma spécialement destinée aux films pornographiques et d’incitation à la violence (classement dit X) a fêté ses 50 ans il y a quelques semaines dans l’indifférence générale[1]. Une grande partie de ce régime est pourtant aujourd’hui toujours dans notre droit positif depuis l’adoption des articles 11 et 12 de la loi de finances pour 1976 du 30 décembre 1975. Ces articles ont été votés en réaction à la prolifération de sorties de films pornographiques en salles (pour la plupart considérés aujourd’hui comme érotiques), après que Valéry Giscard d’Estaing s’est engagé pendant la campagne électorales des élections présidentielles de 1974 à supprimer la censure cinématographique ; le régime pensé en 1975 pour encadrer les films X visait à limiter leur production et leur diffusion en « tapant au portefeuille » les professionnels de la filière. Face à la prolifération du porno dans l’univers numérique, l’esprit des textes – français comme européen – semble aujourd’hui davantage centré sur la protection des mineurs.

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