Au cours de l’année écoulée, la plupart des accords professionnels entre les éditeurs et la filière cinématographique ont été renouvelés : France Télévisions en mai et TF1 en octobre, en 2024 ; Canal+ et OCS-Ciné+ en mars, et M6 en avril, pour 2025. S’agissant des plateformes de streaming, Disney+ a signé son premier accord avec le cinéma français en janvier 2025. Celui qu’avait conclu Netflix en 2022 est arrivé à échéance en début d’année, mais les parties ont convenu d’en prolonger l’application d’un an, pour poursuivre leurs négociations. Les négociations conduites avec Amazon Prime Video n’ont pas été conclusives à ce stade. Un décryptage des contenus de ces différents accords permet d’établir comment les différents services audiovisuels participent au financement du cinéma français et européen.

Paramount / WBD et Banijay / All3Media ? Business mais aussi soft power
C’était en 1973, et l’économiste Ernst Friedrich Schumacher vantait dans le livre Small is beautiful une « société à la mesure de l’homme ». Cinq décennies plus