La mise en place de la nouvelle loi britannique sur les médias (Media Act) va devenir plus tangible pour les Britanniques, s’agissant de l’encadrement des services de VOD : jusqu’ici limitée pour en contrôler les activités, s’agissant des plateformes établies en dehors du Royaume-Uni (comme Netflix par exemple) particulièrement, l’OFCOM pourra d’ici quelques temps recevoir les plaintes des utilisateurs dans certains domaines. Géants du streaming (Netflix, Disney+, Amazon Prime Video…) et services de rattrapage les plus populaires (comptant plus de 500 000 utilisateurs) seront soumis à de nouveaux codes de conduite pour lesquels une consultation publique est en cours afin d’arrêter les règles précises. On sait déjà que les streamers devront respecter des mesures d’accessibilité (sous-titrage pour sourds et malentendants, langue des signes, audiodescription), des exigences en matière d’honnêteté et de rigueur de l’information et des programmes ainsi que des principes visant à protéger les mineurs. L’OFCOM pourra être saisie en cas de non-respect du contenu du code et sanctionner les infractions en prononçant notamment des amendes. Les codes entreront en application un an après leur publication. Pendant ce temps, au sein de l’Union européenne, l’application de la règle du pays d’installation du siège social (règle du pays d’établissement) plutôt que du pays où le service audiovisuel propose son service limite drastiquement les possibilités d’intervention des régulateurs nationaux. Il reviendra à la révision de la directive SMA – si elle est concernée – de faire éventuellement évoluer la répartition des compétences en 2027.

Cinéma : la double faillite – tactique et stratégique – de l’Appel anti Bolloré
On ne sait pas encore si le Festival de Cannes 2026 restera dans les mémoires comme un grand millésime cinématographique. Les signataires de l’appel à