L'édito de Philippe Bailly

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Daily Insight 21/09/2026

Martin Ajdari : « faire entrer l’exception culturelle dans l’ère de YouTube et des outils d’intelligence artificielle »

Intervenant en conclusion des débats du Festival de la Rochelle, le président de l’Arcom Martin Ajdari a lancé « un appel pressant à la mobilisation de tous les leviers de l’action publique pour préserver notre modèle tout en l’adaptant à ce qui le menace ».

Et, dans ce cadre, « défendre des engagements financiers réalistes et durables pour l’audiovisuel public [et] ne jamais renoncer à rappeler, inlassablement, le rôle structurant des investissements du service public », « se mobiliser avec détermination, dans le cadre de la révision à venir de la directive SMA, pour préserver l’intégration des services de vidéo à la demande, et la capacité des États membres à définir leur propre niveau d’ambition, notamment en matière d’obligations de financement mais aussi de visibilité des services d’intérêt général (SIG) », « et surtout assurer, dans tous les domaines, des règles plus équitables, cette réduction des asymétries qu’on attend comme on attend Godot [par] la révision des règles publicitaires applicables aux plateformes de partage de vidéos dans le cadre de la directive SMA, mais aussi par la révision tant attendue des règles du décret relatif à la publicité ».

« Il est aussi temps d’être plus offensif et de faire entrer l’exception culturelle dans l’ère de YouTube et des outils d’intelligence artificielle (donc) de mieux associer les plateformes de partage de vidéos au financement de la création, en commençant sans doute par reconsidérer l’abattement d’assiette dont elles bénéficient, qui n’a plus aujourd’hui sa justification initiale », a poursuivi le Président de l’Arcom, « en allant sans doute plus loin en réfléchissant au taux de cette taxe, ou à des outils nouveaux et adaptés au fonctionnement des plateformes et de la plus importante d’entre elles ». 

« Avec le CNC, nous avons d’ailleurs lancé et publierons cet hiver, une étude qui traitera du modèle économique de YouTube et de sa contribution à la création française dans ses différentes dimensions », a-t-il finalement indiqué. « Nous devrons ensuite en tirer les conséquences, en gardant à l’esprit que YouTube n’est pas LE problème ; c’est un acteur, dont la contribution à la société est positive dans de très nombreux domaines et qui est aussi un partenaire apprécié de beaucoup d’artistes et de créateurs, et même de certains diffuseurs ». 

Business

Des contributions à la production en légère hausse cette année grâce à l’augmentation du poids des SMAD

Comme chaque année en automne, l’ARCOM vient de publier son bilan annuel des obligations d’investissement des éditeurs de services audiovisuels. Le bilan pour 2025, composé de plusieurs documents, nous livre plusieurs enseignements : 

  • Premier enseignement, le montant des obligations d’investissement exposées par les éditeurs de services en 2025 est en hausse de 2% par rapport à 2024, passant de 1,610 Md€ à 1,643 Md€, soit une hausse de 33 M€ en un an.
  • Deuxième enseignement, La répartition des investissements entre le cinéma et l’audiovisuel s’établit de la façon suivante : 1,2 Md€ pour l’audiovisuel et 446 M€ pour le cinéma. Les deux secteurs (cinéma et audiovisuel) connaissent une légère hausse des investissements entre 2024 et 2025. La hausse pour l’audiovisuel est plus franche que pour le cinéma.
  • Troisième enseignement, les contributions des SMAD augmentent d’un peu plus de 32 % passant de 397 M€ à 525 M€ en 2025. Les SMAD ont investi 389,5 M€ dans l’audiovisuel en 2025 (contre 323 M€ en 2024) et 135,9 M€ dans le cinéma contre 81 M€ en 2024. Le détail des investissements est légèrement différent des totaux en raison d’un retraitement par l’ARCOM pour établir les totaux. Pour ce qui est des éditeurs de services de télévision (linéaire et replay), les investissements de ces derniers sont en baisse d’un peu moins de 8 %, passant de 1,213 milliard d’euros en 2024 à 1,118 milliard en 2025.

L’ARCOM note une augmentation du montant global des obligations d’investissement sur 10 ans de 29%, soit 368 M€ de plus en 2025 qu’en 2015 (+ 2 M€ pour le cinéma et + 366 M€ pour la production audiovisuelle).

En 2025, les investissements des chaînes dans l’audiovisuel sont en baisse (-5 % par rapport à 2024) et le recul concernant le cinéma est beaucoup plus important (-15 %).

A l’inverse, les investissements des SMAD viennent compenser ces baisses. Les SMAD représentent aujourd’hui près de 33 % des investissements dans l’audiovisuel et 30 % dans le cinéma, alors que leur poids était marginal en 2015. Conséquence de l’accord cinéma de Disney+, les investissements des plateformes dans le cinéma sont en hausse de 70 % (136 M€ en 2025) par rapport à 2024. Comme le prévoient les différents décrets de 2021 organisant les obligations d’investissement, les investissements vont en grande majorité à la production d’œuvres en langue française, inédites et indépendantes. Pour mémoire, la totalité de ces SMAD sont étrangers.

Ces données tendent à relativiser la « crise industrielle sans précédent » évoquée ces derniers jours. S’agissant de la fiction, les documents publiés par l’ARCOM font état d’une hausse des dépenses des éditeurs de plus de 3,5 % (v. p. 14 de ce document). Mais, comme le président de l’Arcom l’a pointé dans sa conclusion, la dynamique est négative – ou a minima l’incertitude majeure – sur chacun des trois piliers du financement : recettes publiques, publicité et abonnements.

bilan arcom 2025

Accéder au bilan pour 2025 de l’ARCOM

SVoD avec publicité : 376 annonceurs et 226 M€ d’investissements bruts pendant l’été 2026, d’après Kantar Media

D’après les premiers résultats de l’extension de la pige publicitaire de Kantar Media, publiés par Minted, les investissements publicitaires sur les plateformes de SVoD avec publicité ont totalisé 226 M€ entre mai et août pour 376 annonceurs actifs, sur Netflix et Prime Video (depuis le 1ᵉʳ mai 2026) et Disney+ (depuis le 10 juin).

L’analyse par secteurs d’activité place l’ensemble Banque & Assurance au 1er rang des secteurs investisseurs, alors qu’il figure en 5ᵉ place en TV linéaire ; l’Alimentation et la Distribution se classent 2ᵉ et 3ᵉ en SVOD, « confirmant leur statut de piliers transversaux très puissants sur l’ensemble des écrans (TV linéaire, Replay IPTV et SVOD) ; le Tourisme & Restauration (4ᵉ) et l’Hygiène & Beauté (5ᵉ) complètent le top 5.

Rodolphe Saadé sur la rentabilité de CMA Media : « Nous n’avons pas trouvé la formule magique »

Dans une interview accordée au quotidien libanais L’Orient-Le Jour, le patron franco-libanais de CMA CGM, Rodolphe Saadé, qualifie avant tout ses investissements dans les médias d’« investissement de diversification », alors que la branche médiatique du groupe est la seule qui ne soit pas encore rentable. Au-delà des objectifs purement financiers, l’acquisition de médias (RMC BFM, Brut, La Provence…) est selon lui « bonne pour [eux], car ils ont un rôle à jouer en tant que groupe [CMA CGM] ».

Interrogé sur le modèle économique de CMA Media, l’homme d’affaires reconnaît « ne pas l’avoir encore trouvé » (sous-entendu de modèle rentable), mais assure qu’il « continuera à développer CMA Media, qui est une division jeune ». Il écarte néanmoins l’idée d’investir ad vitam aeternam et pointe la nécessité de « trouver un modèle » pour la branche média, prévenant qu’il pourrait cesser d’y investir à fonds perdus si aucune solution rentable n’était trouvée.

Allemagne : AGF précise son calendrier pour la refonte complète de la mesure d’audience vidéo

Le JIC allemand AGF Videoforschung a présenté, lors de son Forum AGF le 17 septembre à Francfort, la plus importante transformation de la mesure d’audience télévisée de son histoire. Cinq composantes interconnectées formeront la base de la mesure vidéo à partir de 2028.
 
Le cœur de la réforme repose sur un modèle hybride en test depuis le mois de mai 2025 (Daily Insight NPA du 20/05/2025). Le panel AGF actuel reste la « modélisation de référence », mais sera enrichi de données d’utilisation HbbTV modélisées à partir de plus de 1,7 million d’appareils réellement mesurés, avec un objectif d’environ 3,4 millions à terme. Le dispositif sera complété par l’ajout d’une catégorie d’appareils distincte pour la télévision connectée (les décodeurs Sky ont été précédemment testés mais n’ont pas été précisément désignés le 17 septembre), incluant le co-viewing et l’affichage statique sur grand écran. Selon la présidente de AGF, Kerstin Niederauer-Kopf, l’ajout des données de retour ne devrait pas modifier fondamentalement les portées absolues, mais surtout apporter davantage de stabilité. Le modèle est comparable à celui déployé en Autriche depuis deux ans, où les « mesures nulles » (portée affichée à zéro pour certaines chaînes) ont quasiment disparu et où les fluctuations se sont atténuées.
 
Parmi les autres briques figurent un panel virtuel composé d’environ 800 000 cas générés synthétiquement, destiné à dédupliquer au niveau individuel la consommation entre TV linéaire, streaming et affichage statique ; un modèle de données numériques descendant jusqu’à la mesure de chaque vidéo ; et une mesure cross-média des campagnes s’appuyant sur des identifiants et métadonnées globaux, dont les résultats seront accessibles via des API.
 
Le calendrier établit 2027 comme une année de transition et de test, avec une exploitation progressive et un fonctionnement en parallèle des différentes composantes. « D’ici janvier 2028, la nouvelle base de données pourrait devenir la norme unique » indique AGF.
 
Le Forum a par ailleurs été l’occasion d’une première prise de parole de Nils Gräf, directeur général d’Amazon Ads Deutschland qui a dressé un bilan positif de la collaboration menée jusqu’à présent avec AGF. Depuis novembre 2025, le service de vidéo à la demande financé par la publicité Prime Video est mesuré activement par le système AGF, et depuis juin 2026, les événements sportifs en direct font également l’objet de rapports. Le dirigeant a précisé qu’Amazon avait opté pour une mesure indépendante et transparente afin de fournir aux annonceurs et aux agences des données comparables pour leurs outils de planification.

Atresmedia solde sa participation dans Fever pour 227 M€

Atresmedia a officiellement mis fin, le 15 septembre, à onze années de présence au capital de Fever Labs. Le groupe audiovisuel espagnol, propriétaire d’Antena 3 et de La Sexta, a notifié à la CNMV la cession de la totalité de sa participation, un peu plus de 5 % du capital, pour environ 227 M€. L’acheteur est Vitruvian Partners, un fonds britannique spécialisé dans les entreprises à forte croissance, déjà actionnaire de la plateforme.
 
Atresmedia était entrée au capital de la filiale espagnole de Fever en 2015 via un accord de « media for equity » : des espaces publicitaires télévisés invendus échangés contre des actions. En 2018, le groupe avait renforcé sa position en entrant au capital de la maison mère, Fever Labs, avec un siège au conseil d’administration. Les deux entreprises ont aussi collaboré sur des projets communs, notamment l’escape room consacré à « La Casa de Papel », qui a attiré plus de 70 000 visiteurs.
 
En cumulant cette dernière vente avec les cessions partielles de 2023 et 2024, Atresmedia a encaissé au total 296 M€ pour un bénéfice net après impôts d’environ 264 M€, soit une multiplication par 3,4 de la mise initiale et une rentabilité annuelle supérieure à 26 %. L’opération est donc un véritable succès. Le groupe, dirigé par Javier Bardají, présente cette sortie comme l’aboutissement d’une « création de valeur significative », tout en reconnaissant qu’une plus-value de cette ampleur sera difficile à reproduire.
 
Atresmedia réoriente ses ressources vers des actifs plus récurrents, comme Clear Channel España, rachetée récemment pour 115 M€, et envisage un possible dividende exceptionnel qui bénéficierait notamment à ses actionnaires Planeta de Agostini et RTL.

Disney réorganise la direction de son pôle streaming

Disney Entertainment a annoncé le 17 septembre une refonte de la direction de son activité direct-to-consumer (Disney+, Hulu). Adam Smith, jusqu’ici co-président du DTC, devient chairman de l’ensemble de l’activité direct-to-consumer de Disney Entertainment. Il centralise désormais tous les leviers du streaming : produit, ingénierie, technologie publicitaire, programmation, expérience utilisateur, partenariats et data. Il rapporte à Dana Walden, présidente et chief creative officer du groupe, et à Alan Bergman, chairman de Disney Entertainment et Studios. Joe Earley, qui partageait la direction du DTC avec Smith, prend un nouveau poste créé pour l’occasion : président de la stratégie de contenu et des franchises pour Disney Entertainment Television (DET). Autre changement notable : Eric Schrier, jusque-là responsable des programmes originaux internationaux du DTC, quitte ses fonctions après 26 ans chez Disney.
 
Cette réorganisation vise à simplifier la chaîne de commandement du streaming, dans un contexte où le PDG Josh D’Amaro veut faire de Disney+ le « centre numérique » du groupe. Cette centralisation intervient quelques mois après le départ d’Alisa Bowen, présidente de Disney+, partie diriger Fubo.

Spotify étend son programme de partage des revenus pour les podcasts à 35 pays supplémentaires

Spotify élargit son « partner program » pour les podcasts (qui permet aux créateurs de toucher une part des revenus publicitaires et Premium de Spotify) à 35 marchés supplémentaires, avec notamment l’Italie, l’Espagne, le Brésil, le Mexique, la Colombie, la Pologne, le Chili, la République dominicaine et les Bahamas à partir de cet automne. Le programme, jusqu’ici limité aux États-Unis, à quelques pays d’Europe (dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni) et à l’Australie, connaît là sa plus importante extension géographique à ce jour.

Les créateurs admis au programme perçoivent 50 % des revenus générés par les publicités que Spotify insère dans leurs épisodes, sur la plateforme comme en dehors (Spotify vend, cible et diffuse les publicités elles-mêmes lorsqu’un podcast est membre du programme), à condition d’avoir programmé au moins une coupure publicitaire. Les créateurs choisissent eux-mêmes leur emplacement et peuvent exclure certaines catégories d’annonceurs. Sur le podcast vidéo, alors que les abonnés Premium bénéficient d’un visionnage sans publicité, les créateurs sont rémunérés selon un barème propre à Spotify, fondé notamment sur le temps de consommation, le marché d’inscription des abonnés Premium concernés et le volume de contenu vidéo éligible consommé. Dans les deux cas, l’éligibilité et la rémunération se calculent en « streams » (un épisode écouté ou visionné au moins 60 secondes), et non en simples « plays ». Les créateurs conservent par ailleurs l’intégralité des revenus de parrainage et la possibilité de diffuser leurs programmes sur d’autres plateformes.

Spotify indique que la consommation de podcasts vidéo a progressé de 140 % depuis le lancement de la fonctionnalité en 2022, et que le total des versements mensuels aux podcasts a augmenté d’un tiers depuis janvier. Le groupe avait par ailleurs abaissé en janvier son seuil d’éligibilité à la monétisation vidéo (minimum de trois épisodes en ligne, 2 000 heures de consommation et 1 000 auditeurs engagés sur 30 jours), une mesure qui aurait accru de 45 % en moyenne la consommation des podcasts participants.

Media Press Group renforce son ancrage portugais avec le rachat d’InfoPortugal

Media Press Group a acquis l’activité EPG et de découverte de contenus d’InfoPortugal, cédée par le groupe Impresa, selon une annonce du 17 septembre. L’opération donne au groupe une présence directe au Portugal, où il devient, selon ses propres termes, le premier fournisseur de métadonnées TV et de guides de programmes. Les équipes, les relations clients et l’activité éditoriale d’InfoPortugal sont reprises, l’ensemble étant opéré via l’entité EPG Metadata Services – TVADVISOR sous licence de la marque InfoPortugal, dont la propriété reste toutefois chez son détenteur d’origine.
 
Cette annonce complète le mouvement d’acquisition engagé par Media Press Group depuis le rachat de l’espagnol MediaData TV en septembre 2025 puis l’entrée dans le capital de DataTV en Italie. Le groupe, déjà présent dans une vingtaine de pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, France, Pologne notamment), continue de consolider marché par marché sa couverture du continent.

Contenus et services

Roku se lance à son tour dans la bataille des Bundles

Roku lance le 27 septembre aux Etats-Unis plus de 30 nouvelles combinaisons de bundles au sein de ses Premium Subscriptions, l’équivalent des Channels sur Prime Video. C’est la première fois que des bundles y sont proposés. Ces différents bouquets offrent jusqu’à 30 % d’économies par rapport à des abonnements souscrits séparément.
 
L’approche privilégie les bouquets avec deux services plutôt qu’un grand bundle unique. Starz peut ainsi être associé à MGM+, Hallmark+, AMC+, Crunchyroll, BritBox ou Acorn TV. Howdy, le service maison de Roku à 3 dollars par mois (lancé en août 2025, 1 million d’abonnés atteint cette année), figure aussi dans plusieurs bouquets. Selon Randy Ahn, VP et GM des abonnements chez Roku, l’objectif affiché est la flexibilité (« flexibility, choice and value »).
 
Au deuxième trimestre, les revenus d’abonnement de Roku ont atteint 548,2 M$, en hausse de 26 % sur un an, avec le plus grand nombre d’inscriptions de l’histoire des Premium Subscriptions selon la plateforme. Les revenus d’abonnement regroupent trois sous-segments aux logiques économiques distinctes, que Roku ne détaille pas d’un point de vue comptable : les abonnements distribués en D2C via le magasin d’applications de Roku, les abonnements Premium et les abonnements O&O aux services que Roku possède et exploite en propre. Dans le cas des Premium Subscriptions, un modèle qui existe depuis 2019, la prise d’abonnement se fait non plus depuis le magasin d’applications mais directement depuis The Roku Channel. Les abonnements sont facturés par Roku qui gère la relation client et reverse une part de revenu à l’éditeur. Plus de 75 abonnements individuels sont disponibles dont Paramount+, HBO Max, Apple TV, et plus récemment Peacock.
 
Le contexte concurrentiel est fort puisque la semaine précédente, Amazon Prime Video a lancé un bundle à 30 dollars par mois regroupant AMC+, BritBox, MGM+, PBS Masterpiece et Starz.

L’Esprit Sorcier TV devient Vasco et élargit sa ligne éditoriale de la science et l’environnement à la culture et à la découverte

L’Esprit Sorcier TV, chaîne distribuée par les FAI et sur YouTube, devient Vasco à compter de ce lundi 21 septembre. Lancée en 2022 par trois anciens de C’est pas sorcier (Frédéric Courant, Pascal Leonard et Olivier Hamon), elle est passée cette année dans le giron de Belgrano (ex-Chargeurs, dirigé par Michaël Fribourg), désormais actionnaire à 70 %. Le changement de nom s’accompagne d’un rapprochement avec Museum Studio, la filiale de production culturelle de Belgrano pour les musées et institutions, censé nourrir Vasco en contenus et permettre à Museum Studio « de nouveaux publics, en dehors des murs de leur institution ».

La ligne éditoriale s’élargit ainsi de la science et de l’environnement vers la culture (cinéma, histoire, musique) et la découverte (nature, voyages, animaux), sous la signature « la curiosité comme boussole », avec quatre programmes hebdomadaires (Pop talk, En coulisse, Clair & net, Fash Back). Vasco revendique près de 400 000 abonnés cumulés sur YouTube et Instagram et est distribuée gratuitement sur les box des FAI.

Techno et services

United Airlines diffuse des matchs de football américain sur les écrans de bord via Starlink

United Airlines a conclu un accord avec DISH (fournisseurs de télévision par satellite aux États-Unis, filiale du groupe EchoStar) pour proposer à ses passagers, via la plateforme OnStream, des retransmissions en direct de matchs de football américain, pro et universitaires, sur les écrans individuels de ses avions équipés de la connectivité Starlink. Le service donne accès aux chaînes ABC, CBS, NBC, FOX, FS1, ESPN, ESPN2, NFL Network ainsi qu’à Prime Video, sur plus de 200 avions Starlink, soit environ 700 vols par jour. Il sera proposé sur les vols intérieurs jusqu’au Super Bowl de février, période pendant laquelle United prévoit de porter sa flotte équipée à près de 700 appareils.

L’accès à Starlink est gratuit pour les membres du programme de fidélité MileagePlus, quelle que soit leur classe de voyage, et la compagnie prévoit d’achever l’équipement de sa flotte d’ici fin 2027.

Cadre juridique et institutionnel

Les radios françaises réclament un récepteur FM/DAB+ obligatoire dans les voitures neuves

Selon une exclusivité des Echos, Radio France, l’Alliance de la radio (RTL, Europe 1…) et les stations associatives ont écrit à Bercy pour réclamer que tout véhicule neuf embarque obligatoirement un récepteur FM et DAB+. Le gouvernement doit arbitrer sa position la semaine prochaine, en amont du débat au Sénat le 13 octobre sur l’article 2 de la PPL du sénateur Laurent Lafon, et alors que le Digital Networks Act (DNA) est en discussion à Bruxelles.
 
Derrière cette mobilisation se cache une subtilité juridique décisive. Le droit européen actuel exige que tout récepteur radio installé dans une voiture neuve puisse capter le numérique terrestre (DAB/DAB+) mais il n’oblige pas à installer un récepteur. La règle porte donc sur la technologie, mais uniquement à condition qu’une radio existe sans imposer sa présence même. Il s’agit d’une faille dans laquelle s’engouffrent les constructeurs qui proposent des véhicules sortant d’usine avec des systèmes de divertissement connectés mais sans tuner hertzien.
 
Le combat dépasse d’ailleurs largement l’Hexagone. À l’IBC2026, WorldDAB et Broadcast Networks Europe ont plaidé pour que le Digital Networks Act impose la radio hertzienne dans tous les véhicules neufs, en visant aussi les utilitaires et les mini-voitures. Selon les données présentées, le cadre européen actuel a déjà permis d’équiper une trentaine de millions de voitures en DAB+, et son extension pourrait toucher plusieurs millions de véhicules supplémentaires. Vincent Sneed, conseiller principal en politique européenne auprès de l’UER, a précisé : « Nous voulons passer d’une simple condition de présence d’une réception radio à une obligation de réception radio ».
 
Un accord européen définitif n’est toutefois pas attendu avant fin 2027.

Révolution numérique , Acte II !

Rodolphe Belmer (Président-directeur général du Groupe TF1, Président de La Filière Audiovisuelle (LaFA)) « Le salon des Français est devenu un champ de bataille mondial »

Huit écrans sur dix dans les salons français sont aujourd’hui connectés à Internet. Ce basculement, opéré en une décennie, est le véritable point de départ de la révolution que traverse notre secteur. Il s’avère plus déterminant, à bien des égards, que toute stratégie d’acteur ou toute décision de régulateur. L’histoire des médias s’écrit au rythme des ruptures technologiques ; celle-ci ne fait pas exception, si ce n’est par la rapidité de sa diffusion… ( Lire la suite, consultation libre)

Fabrice Bakhouche (Directeur général du Groupe SIPA Ouest-France) « Il est minuit moins le quart pour les médias locaux »

La première révolution numérique a déplacé la valeur, souvent sans le dire. Les médias ont continué à financer le journalisme, notamment au niveau local, pour rendre compte de ce qui se passe dans nos régions ; les plateformes ont capté l’audience, la publicité, les données et, progressivement, la relation avec le public. Les rédactions ont assumé le coût de la vérification ; d’autres ont monétisé l’attention… ( Lire la suite, consultation libre)

Agenda

  • 21 septembre à 9 heures : conférence de rentrée de LCP-AN
  • 21 au 24 septembre : 81e congrès de la FNCF

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