Les différents bilans publiés le 18 septembre par l’Arcom sur le financement de la production en 2025, complétés par le bilan du CNC sur la production audiovisuelle aidée, permettent de documenter l’apport des services de médias audiovisuels à la demande (SMAD[1]) à la création française. Ils dessinent un modèle d’investissement à l’opposé de celui des chaînes : une contribution en forte croissance, mais concentrée sur un faible volume d’heures à très forte valeur, portée par la fiction premium et un cercle restreint de sociétés de production.
[1] Sur la période, les SMAD assujettis aux obligations correspondent quasi exclusivement à des services de vidéo à la demande par abonnement (VàDA) étrangers : intégralement jusqu’en 2024, la contribution des SMAD français demeurant marginale (de l’ordre du million d’euros pour audiovisuel en 2025) ; l’ajout, en 2025, des services de vidéo à la demande à l’acte reste d’un poids négligeable. Les séries longues de l’Arcom ne distinguent pas ces sous-catégories.
[2] La production inédite désigne les préachats et parts de coproduction en première diffusion, hors achats de droits. Les montants rapportés ici sont ceux déclarés par les éditeurs (chiffres clés de l’Arcom) ; ils diffèrent des dépenses retenues après retraitement citées dans les parties précédentes.
[3] Les sociétés sont comptées au niveau de la raison sociale déclarée comme productrice (producteur délégué), après regroupement manuel des variantes d’un même nom (libellés proches, filiales homonymes) ; ce regroupement est indicatif et ne remonte pas au groupe capitalistique (la consolidation par maison mère n’intervient que dans l’encadré consacré à Netflix, à partir de sources externes aux listes de l’Arcom). Les œuvres en coproduction sont comptées pour chacune des sociétés créditées. La comparaison entre exercices porte sur la présence des sociétés d’une année à l’autre, sans addition ni fusion des millésimes ; le périmètre s’étant élargi sur la période (entrée de nouvelles plateformes, contrôle des services de vidéo à la demande à l’acte en 2025), le vivier cumulé s’en trouve mécaniquement accru.
